Une femme et un bébé.

Suabo, une sage-femme du district de Quissanga, dans la province de Cabo Delgado au Mozambique, a été contrainte de fuir les violences dans son village natal en novembre 2020. © HCR/Juliana Ghazi


Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Babar Baloch – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 11 juin 2021 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, demeure vivement préoccupé par la sécurité des civils au nord du Mozambique, alors que le conflit armé et l’insécurité dans la ville côtière de Palma continuent de déplacer des milliers de personnes, deux mois et demi après une attaque brutale menée par des groupes armés non étatiques. Chaque jour, des personnes fuient dans une quête désespérée de sécurité, tant au Mozambique que de l’autre côté de la frontière, en Tanzanie.

Les personnes déracinées ont indiqué au personnel du HCR que la situation à Palma demeure très instable, avec des tirs réguliers la nuit et des habitations incendiées.

Quelque 70 000 personnes ont fui Palma depuis le 24 mars, ce qui porte le nombre total de personnes déplacées dans la province de Cabo Delgado à près de 800 000 selon les estimations humanitaires.

Le HCR continue de plaider pour que les déplacés internes bénéficient d’une protection et d’une assistance au Mozambique et que les personnes vulnérables arrivées en Tanzanie voisine en quête de sécurité puissent accéder à l’asile.

L’insécurité persistante a contraint des milliers de familles à chercher refuge dans le sud des provinces de Cabo Delgado et de Nampula. Les districts de Nangade, Mueda, Montepuez, Ancuabe, Metuge, Balama, Namuno, Chiure, Mecufi, Ibo et Pemba continuent d’enregistrer de nouveaux arrivants chaque jour.

Des milliers d’autres seraient bloquées dans des zones très instables en périphérie de Palma, avec un accès humanitaire limité. Cependant, le HCR et les agences partenaires ont récemment été autorisés à accéder à certaines zones reculées pour aider les personnes déplacées vivant dans des conditions difficiles. Le HCR continue de travailler avec ses partenaires pour évaluer leurs besoins et fournir une assistance vitale. Nous avons distribué des articles de secours à environ 10 000 personnes déplacées.

Beaucoup d’autres personnes forcées de fuir ont tenté de traverser la rivière qui marque la frontière avec la Tanzanie en quête de protection internationale.

Selon les autorités frontalières mozambicaines, plus de 9600 d’entre elles ont été renvoyées au Mozambique via le poste de passage frontière de Negomano depuis janvier 2021. Par ailleurs, environ 900 personnes ont été renvoyées vers le Mozambique en l’espace de quelques jours seulement, du 7 au 9 juin. Les équipes du HCR ont apporté leur soutien aux personnes arrivant dans des conditions désespérées, souvent séparées de leurs proches.

Les personnes renvoyées par la Tanzanie se retrouvent dans une situation désespérée à la frontière et sont exposées à des violences sexistes et à des risques sanitaires car beaucoup dorment en plein air dans un froid extrême, sans couverture ni toit. Ces personnes ont d’urgence besoin d’articles de secours, y compris de nourriture.

Le HCR réitère son appel pour l’accès des réfugiés au territoire et à l’asile et, tout particulièrement, pour le respect du principe de non-refoulement (pas de retour forcé). Les réfugiés ne peuvent pas être contraints de retourner dans une situation de danger.

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez svp contacter :

Publié par le HCR, le 11 juin 2021.

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