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La réponse du HCR à l’éclosion de la maladie à coronavirus (COVID-19)

Une jeune fille porte un masque de protection à titre préventif contre la propagation du COVID-19 à Dacca. © Ritzau Scanpix

Une jeune fille porte un masque de protection à titre préventif contre la propagation du COVID-19 à Dacca. © Ritzau Scanpix

Le 30 janvier 2020, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré que l’éclosion d’une nouvelle maladie à coronavirus (COVID-19) constituait une urgence de santé publique de portée internationale. L’OMS a officiellement déclaré que cette éclosion avait atteint le stade de pandémie le 11 mars 2020.

La situation liée au COVID-19 est en constante évolution, de même que l’information sur le virus et son comportement. C’est par la solidarité internationale et la coopération qu’il faut combattre cette éclosion, un défi d’envergure mondiale.

Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, suit attentivement la situation, ainsi que les recommandations publiées par l’OMS, tout comme les autres agences de l’ONU et les organisations partenaires. Conformément à notre mandat, nous suivons de près l’évolution des effets du COVID-19 sur les réfugiés et les populations déplacées de force.

Impact sur les réfugiés

Le COVID-19 ne fait aucune discrimination. Les réfugiés sont exposés au même risque de contracter et de transmettre le virus que les populations locales. Le HCR met donc en garde contre la prise de mesures visant directement les réfugiés qui ne s’appuieraient pas sur des bases scientifiques rigoureuses, ou qui ne seraient pas conformes avec les directives et les pratiques de santé publique recommandées par l’OMS.

Plus de 80 pour cent de la population mondiale de réfugiés et presque la totalité des personnes déplacées internes se trouvent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, qui ont des systèmes de santé, d’approvisionnement en eau et d’assainissement plus faibles. De plus, cette population se retrouve souvent dans des lieux surpeuplés. Un soutien international plus important et sans délai est nécessaire pour aider les pays accueillant les réfugiés et les personnes déplacées afin que ceux-ci puissent intensifier l’accès aux services pour ces populations vulnérables et pour les communautés locales.

Nous sommes tous inquiets par rapport à notre santé et notre bien-être. Mais cette crise nous rappelle que pour lutter efficacement contre toute urgence en matière de santé publique, nous devons tous – incluant les réfugiés et les personnes déplacées internes – avoir accès à des services et des soins de santé de manière non-discriminatoire.

Ce que le HCR fait

Le HCR fait sa part afin de prévenir et de répondre à l’éclosion de la maladie à coronavirus (COVID-19) en s’appuyant sur son expérience lors de précédents foyers d’infection tels que le Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et l’influenza, auxquels le nouveau coronavirus est apparenté, ainsi que le virus Ebola. Les mesures préventives du HCR protègent les réfugiés et les autres personnes relevant de la compétence du HCR, que ce soit avant, pendant, ou après les urgences de santé publique mondiales.

Les activités du HCR se déroulent sous la gouverne générale des autorités sanitaires dans les pays d’accueil des réfugiés et de l’OMS, ainsi qu’en étroite coordination avec tous les partenaires impliqués. Notre but premier est d’assurer que toutes les mesures prises soient parfaitement conformes aux droits et aux besoins des réfugiés et des communautés d’accueil, et que les réfugiés et autres personnes relevant de la compétence du HCR soient parties prenantes des activités de surveillance épidémiologique, de prévention et de planification des interventions liées au COVID-19.

En réponse aux données actuelles, le HCR a suivi les recommandations de l’OMS et identifié plusieurs activités de prévention et d’intervention lors de situations impliquant des réfugiés. Le HCR peut choisir de suppléer les mesures nationales coordonnées afin de répondre aux besoins dans les zones d’accueil des réfugiés et d’autres personnes relevant de sa compétence, qui pourraient ne pas être suffisamment couverts. Ce type de soutien, spécifique à chaque pays, vise à :

1. La prévention et le contrôle des infections : Assurer l’accès aux ressources en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH), comme du savon, des bidons d’eau à goulot étroit, des seaux couverts pour la maison, et des installations de traitement des déchets ménagers au sein des communautés de réfugiés, incluant les centres de soins de santé, les abris collectifs et les centres de réception.

2. La communication des risques et l’engagement de la communauté : Renforcer les communications avec les communautés de réfugiés et de personnes déplacées grâce à de l’information sur les mesures d’hygiène, en utilisant les programmes d’éducation nationaux et communautaires, et en adaptant le matériel afin de répondre aux besoins linguistiques et culturels locaux.

3. La surveillance épidémiologique, la mise en place d’équipes d’intervention rapide et l’étude de cas : Contribuer à la surveillance, au dépistage actif des cas, à la recherche de contacts et à l’examen d’alertes en collaboration avec les Ministères de la Santé, de l’OMS et d’autres partenaires, incluant aux points d’entrée et sur les sites de réfugiés.

4. La gestion des cas : Former les travailleurs de la santé dans les sites de réfugiés en matière de définition de cas, d’identification et de gestion des maladies, de soins à domicile pour les cas légers, et d’identification de centres secondaires de consultation, conformément aux orientations des Ministères de la Santé et de l’OMS.

5. Le suivi de la protection : En collaboration avec les gouvernements et nos partenaires, mettre en place des mécanismes permettant de suivre et de faire rapport, tout en réduisant les risques potentiels liés à la protection de réfugiés et de personnes déplacées, incluant les restrictions relatives à l’accès au territoire et au droit de demander l’asile.

6. La coordination, la planification et le suivi à l’échelle nationale : Préconiser l’inclusion des réfugiés et des personnes déplacées dans la planification des mesures d’urgence au niveau national, notamment grâce à l’estimation des besoins en matière de réserves de fournitures médicales et de fournitures WASH, contribuer à l’équipe des Nations Unies du pays et à d’autres réunions de coordination, tout en examinant la capacité de nos partenaires en santé à répondre à une éclosion dans les camps et installations de réfugiés.

Le HCR souhaite exprimer sa reconnaissance à tous ses donateurs à travers le Canada pour leur soutien indéfectible et leur générosité qui rendent possible le travail de notre organisation. Un financement souple à l’échelle mondiale est essentiel pour assurer des interventions d’urgence appropriés et rapides afin de répondre à l’évolution des besoins, où que ce soit.

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Ce que le HCR fait au Canada

Pour la sécurité et le bien-être de nos communautés, l’équipe du HCR au Canada a amorcé une transition visant à effectuer son travail à distance durant les prochaines semaines. Toutefois, notre priorité et notre engagement restent les mêmes : le soutien des réfugiés et des populations déplacées de force.

Informations supplémentaires sur le COVID-19

  • Pour toute demande concernant les dons et le financement du HCR au Canada, merci de contacter donorcare@unhcr.ca.
  • Pour toute demande de renseignements des médias, merci de contacter Mélanie Gallant, Cheffe des communications et des relations externes pour le HCR au Canada. Courriel : gallant@unhcr.org. Tél. : +1 613-850-1268.
  • Pour toute autre demande, merci de contacter notre bureau à Ottawa à canot@unhcr.org.