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Au pont international de Rumichaca, le personnel du HCR offre des renseignements, une assistance juridique, de l’eau et des articles de première nécessité aux réfugiés et migrants vénézuéliens. ©UNHCR/Jaime Giménez Sanchez de la Blanca

Historiquement, le Venezuela a fait preuve d’une grande générosité en accueillant des milliers de réfugiés. Mais avec l’augmentation de l’instabilité économique, de la violence et les pénuries de denrées alimentaires, de médicaments et les taux de chômage, les Vénézuéliens ont été contraints eux-mêmes de fuir leur pays. Fin 2019, on comptait plus de 4,7 millions de migrants, réfugiés et demandeurs d’asile vénézuéliens.

Fuyant l’instabilité politique, le conflit et le coût de la vie devenant inabordable pour la plupart des gens, les Vénézuéliens ont fui vers d’autres pays en quête de sécurité. Près de 80 pour cent des réfugiés vénézuéliens se sont installés dans des pays d’Amérique latine et des Caraïbes, sans savoir quand ils pourront rentrer chez eux.

Un appel à la solidarité : Comment le HCR et d’autres pays viennent en aide aux Vénézuéliens

En octobre, le HCR a demandé à ce que soit organisée une conférence en solidarité avec les Vénézuéliens contraints de quitter leur pays. Appelant à une action urgente, le HCR s’est joint à l’Organisation internationale pour les migrations et à l’Union européenne pour organiser une conférence de solidarité internationale de haut niveau.

En plus de sensibiliser la communauté internationale, le HCR a aussi proposé des mesures pour venir en aide aux Vénézuéliens.

Chaque jour, environ 500 Vénézuéliens arrivent au Brésil pour y trouver la sécurité, et le Brésil estime que plus de 224 000 Vénézuéliens vivent actuellement dans le pays. Début décembre 2019, dans un élan de solidarité, le Brésil a annoncé qu’il reconnaîtrait les demandeurs d’asile vénézuéliens en tant que réfugiés par le biais d’une procédure accélérée, sans qu’il soit nécessaire de les interroger. Cette décision aidera plus de 21 000 réfugiés vénézuéliens vivant au Brésil à avoir accès à l’aide humanitaire.

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Karen et ses fils Jesus et Christian dans un camp de réfugiés colombien. ©UNHCR/Vincent Tremeau

La Colombie a également pris des mesures pour aider les réfugiés vénézuéliens. En effet, dans le secteur privé, les réfugiés vénézuéliens ont été accueillis à bras ouverts et se sont vus offrir du travail dans des entreprises et des organisations.

Après son arrivée en Colombie l’année dernière, Karen a vécu dans la rue pendant sept mois avec ses fils Jésus et Christian. C’est à ce moment-là que Karen a rencontré le personnel du HCR pendant qu’il évaluait les besoins des réfugiés vénézuéliens vulnérables. « Ils m’ont demandée où nous dormions, ce que nous mangions et si nous avons des problèmes de santé », explique Karen.

Conjointement avec des pays comme le Brésil et la Colombie, le HCR continuera d’apporter son soutien aux réfugiés vénézuéliens à travers une approche coordonnée qui permettra de venir en aide à plus de quatre millions de personnes dans de nombreux pays. Que ce soit de leur fournir des abris d’urgence, d’améliorer les conditions d’accueil, de les assister pour leurs enregistrements auprès du gouvernement ou de leur offrir une protection, le HCR se tient prêt à aider les réfugiés et les migrants vénézuéliens. En novembre, avec un budget de 1,7 milliard de dollars, le HCR a lancé, avec l’Organisation internationale pour les migrations, un programme pour répondre aux besoins humanitaires des Vénézuéliens.

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