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Le nageur syrien fait sensation aux Jeux paralympiques 2016

Le nageur syrien Ibrahim Al-Hussein participe aux 100 mètres nage libre aux Jeux paralympiques 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil. © HCR/Benjamin Loyseau

Le nageur syrien Ibrahim Al-Hussein participe aux 100 mètres nage libre aux Jeux paralympiques 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil. © HCR/Benjamin Loyseau

RIO DE JANEIRO, Brésil – Le nageur syrien Ibrahim Al-Hussein a fait sensation aux Jeux paralympiques 2016 à Rio de Janeiro aux éliminatoires du 100 mètres nage libre.

Bien qu’il ne soit pas arrivé en finale dans la catégorie S9, il a prouvé au monde entier que le handicap n’était pas un obstacle à la compétition et que les réfugiés pouvaient concourir sur la scène internationale.

« Mon rêve est devenu réalité ici…au Brésil. Participer aux Jeux paralympiques a été une très belle sensation », a-t-il déclaré au HCR peu après être sorti du bassin.

Ibrahim est l’un des deux athlètes paralympiques confrontés au défi supplémentaire d’être déracinés de leur pays natal à entrer dans l’histoire en tant que membre de la première équipe indépendante paralympique d’athlètes jamais créée pour les Jeux.

Originaire de Deir ez-Zor en Syrie, Ibrahim participait à des compétitions de natation locales et nationales quand sa carrière a été brusquement interrompue il y a cinq ans lorsque la guerre a éclaté.

Le nageur Ibrahim Al-Hussein arrive devant le bassin pour la course de 100 mètres en nage libre aux Jeux paralympiques 2016 à Rio de Janeiro. © HCR/Benjamin Loyseau

Le nageur Ibrahim Al-Hussein arrive devant le bassin pour la course de 100 mètres en nage libre aux Jeux paralympiques 2016 à Rio de Janeiro. © HCR/Benjamin Loyseau

Après avoir perdu la partie inférieure de sa jambe droite dans une explosion à la bombe en 2013, il a fui en Turquie où il a passé la plupart de l’année suivante à réapprendre à marcher.

En 2014, il a embarqué à bord d’un canot pneumatique pour rejoindre la Grèce où il a repris la compétition de natation il y a tout juste un an, après un arrêt de cinq ans.

« J’aurais dû faire une bien meilleure performance, j’en suis capable. Mais c’était difficile après avoir arrêté le sport pendant cinq ans », a expliqué Ibrahim, en ajoutant qu’il espérait mieux faire aux éliminatoires de 50 mètres en catégorie S9 mardi.

Ibrahim était en tête de la parade d’athlètes dans le célèbre stade Maracanã lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques la semaine dernière, sous les acclamations d’une foule de plus de 70 000 spectateurs.

Shahrad Nasajpour, un athlète iranien souffrant de paralysie cérébrale qui a obtenu l’asile aux Etats-Unis, fait également partie de l’équipe.

Shahrad a participé jeudi à la finale de lancer du disque en catégorie F37 où il a réalisé son meilleur score de la saison avec 39,64 mètres, mais il n’a pas remporté de médaille. Il a refusé de dévoiler son histoire pour des raisons personnelles.

Les concurrents marchent sur les traces de la très populaire équipe olympique d’athlètes réfugiés, entrée dans l’histoire lors des Jeux olympiques d’été de 2016 à Rio.

Les 10 athlètes de cette sélection n’ont remporté aucune médaille, mais ils ont conquis les cœurs du monde entier, symbolisant le courage et la persévérance des réfugiés et des déplacés dans le monde – une population qui dépasse aujourd’hui les 65 millions.