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Filippo Grandi prend la barre du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés

Filippo Grandi s'exprimant lors d'un événement en 2013 en tant que Commissaire général de l'UNRWA.

Filippo Grandi s’exprimant lors d’un événement en 2013 en tant que Commissaire général de l’UNRWA. © ONU / A.Voisard

GENÈVE, 4 janvier (HCR)—Filippo Grandi, fonctionnaire des Nations Unies ayant travaillé pour les questions de réfugiés et les affaires politiques au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie, a entamé le 1er janvier son mandat de 5 ans en tant que Haut Commissaire pour les réfugiés. Il succède à António Guterres, dont les fonctions pendant plus de 10 ans ont pris fin la semaine dernière.

Le Haut Commissaire Filippo Grandi, qui est arrivé au siège du HCR à Genève lundi (4 janvier), prend ce poste à une période où les enjeux relatifs aux déplacements sont sans précédent. Le nombre de personnes forcées de fuir la guerre et la persécution dans le monde a atteint un niveau record, et plus d’un million de réfugiés et de migrants ont traversé la Méditerranée vers l’Europe l’année dernière.

Parmi les autres problèmes, citons les financements qui font cruellement défaut pour l’aide humanitaire, un taux de retours volontaires au plus bas jamais atteint en plus de trois décennies, des personnes exilées sur des périodes plus longues et la politisation croissante des questions de réfugiés dans de nombreux pays.

« Le HCR navigue dans des eaux extrêmement difficiles, a déclaré Filippo Grandi. La combinaison de conflits multiples, et des déplacements massifs qui en résultent, de nouveaux problèmes pour l’asile, de l’écart de financement entre les besoins humanitaires et les ressources et de la xénophobie croissante est très dangereuse. Des défis majeurs doivent être relevés, mais j’espère que, en travaillant avec les gouvernements, la société civile et d’autres partenaires, nous ferons des progrès afin de garantir la protection internationale et d’améliorer les conditions de vie à des millions de réfugiés, déplacés internes et apatrides. »

Filippo Grandi a ajouté qu’il espérait que des solutions aux crises de déplacement seront « recherchées avec une détermination nouvelle, en s’attaquant à leurs causes profondes et en investissant les ressources politiques et matérielles adéquates. Le HCR, dont le mandat inclut la recherche de solutions, se tient prêt à travailler avec tous ceux qui poursuivent cet objectif ».

Filippo Grandi, âgé de 58 ans, originaire d’Italie, a travaillé aux affaires internationales pendant plus de 30 ans, dont 27 aux Nations Unies. Ancien Commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), il a travaillé précédemment pour la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (UNAMA) comme représentant spécial adjoint, après une longue carrière menée tout d’abord dans des ONG puis pour le HCR en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et au siège de l’organisation à Genève.

Le HCR œuvre dans le monde entier pour protéger, assister et trouver des solutions pour les réfugiés, les déplacés internes et les apatrides. Ses 9 700 employés sont présents dans 126 pays, la plupart travaillant dans des situations d’urgence humanitaire et à proximité des zones de conflit. En juin 2015, les déplacements forcés dans le monde ont atteint un nouveau record depuis la Seconde Guerre mondiale avec 59,5 millions de personnes. Les niveaux de déplacement n’ont cessé d’augmenter depuis. Le phénomène a été rendu plus visible en 2015, lorsque plus d’un million de réfugiés et de migrants ont traversé la Méditerranée pour rejoindre l’Europe.