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Des intervenants de première ligne du nord de l’Amérique centrale appelés à mettre la lumière sur la crise silencieuse – à proximité du Canada – qui affecte les femmes et les enfants

Une femme du El Salvador marche le long du chemin de fer qui sépare les municipalités de Arriaga (Chiapas) et Chahuites (Oaxaca) dans le Sud-Ouest du Mexique. ©UNHCR/Markel Redondo

Une femme du El Salvador marche le long du chemin de fer qui sépare les municipalités de Arriaga (Chiapas) et Chahuites (Oaxaca) dans le Sud-Ouest du Mexique. ©UNHCR/Markel Redondo

La violence perpétrée par les gangs de rue et les réseaux criminels continue de causer une augmentation des déplacements à l’intérieur et à l’extérieur de la région du nord de l’Amérique centrale.

De plus en plus de personnes fuient la violence au Honduras, Guatemala et El Salvador. La violence généralisée et le crime organisé ont poussé des milliers de personnes, dont la vaste majorité sont des enfants et des femmes, à fuir de chez eux en quête de protection dans les pays avoisinants.

Plus de 294 000 demandeurs d’asile et réfugiés en provenance du nord de l’Amérique centrale ont été enregistrés depuis la fin 2017, soit une augmentation de 58 pour cent par rapport à l’année précédente. Cela représente seize fois le nombre de personnes enregistrées à la fin de 2011.

Afin de faire connaître cette crise, le HCR – l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, reçoit du 18 au 20 juin, des représentants gouvernementaux et des militants des droits humains appelés à partager de l’information de première source avec les Canadiens.

« Nous reconnaissons l’impact psychologique que subissent les victimes de violence qui ont perdu leurs moyens de subsistance et dont la vie a été interrompue de façon si abrupte, » a témoigné Raquel Caballero de Guevara, procureur pour la défense des droits de la personne à l’El Salvador.

Antonia Rodriguez, représentante de Casa Alianza Mexico, une organisation à but non lucratif qui travaille auprès des enfants non accompagnés, désire faire connaître la situation de ces enfants que son agence aide dès leur arrivée au Mexique:

« Nous sommes déterminés à trouver des solutions, en travaillant main dans la main avec le gouvernement, les organisations internationales et la société civile, et nous sommes donc reconnaissants de cette opportunité de parler aux Canadiens de ce qui se passe sur le terrain, en espérant que ceci nous permettra d’avoir les moyens pour accomplir notre mission. »

Pedro Lopez, 44, de l’Honduras dans le centre d’acceuil Jtatic Samuel Ruiz García à Palenque (Chiapas) au Mexique. Pedro est tombé du train pendant qu’il essayait de s’enfuir et a subi des blessures sérieuses dans son bras gauche et ses deux jambes. ©UNHCR/Markel Redondo

Pedro Lopez, 44, de l’Honduras dans le centre d’acceuil Jtatic Samuel Ruiz García à Palenque (Chiapas) au Mexique. Pedro est tombé du train pendant qu’il essayait de s’enfuir et a subi des blessures sérieuses dans son bras gauche et ses deux jambes. ©UNHCR/Markel Redondo

Les jeunes restent affectés  de façon particulière par cette violence. Selon une étude menée par le HCR, le nombre d’enfants non accompagnés ou séparés qui fuient les pays du nord de l’Amérique centrale double chaque année depuis 2011. Pendant les cinq dernières années, 240,600 enfants non accompagnés ont été appréhendés aux États Unis et au Mexique. Les crimes commis par les gangs de rue vont de l’extorsion, les enlèvements et les abus sexuel à l’endroit des filles et des garçons, pendant que les écoles offrent un terrain fertile au recrutement.

Isiss Sauceda, une avocate du Honduras possédant une vaste expérience en matière de déplacements internes causés par la violence et Claudia Virginia Samayoa, une défenseure guatémaltèque des droits de la personne et militante pour la lutte contre la traite des êtres humains au Mexique et dans le nord de l’Amérique centrale, feront aussi partie de la délégation.

« À cause de sa proximité avec le nord de l’Amérique centrale, nous pensons que le Canada peut jouer un rôle essentiel en soutenant les efforts fournis par nos partenaires qui aident et protègent les femmes et les enfants qui fuient une violence si horrible, » a souligné Jean-Nicolas Beuze, représentant du HCR au Canada.

« D’avoir des témoignages directs des partenaires gouvernementaux et de la société civile qui répondent chaque jour à la situation désespérée de ces réfugiés, est une occasion unique pour les canadiens de faire quelque chose au sujet de ces enjeux moins bien connus. Nous espérons que ceci permettra au Canada et Canadiens de se mobiliser et de faire encore plus pour ces réfugiés. »

Pourquoi les enfants fuient-ils en Amérique Centrale?

  • Cliquez ici pour en savoir plus sur les activités de la délégation du nord de l’Amérique centrale au Canada.
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–> Lire l’histoire en anglais et en espagnol.