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Visages du Yémen : se relever malgré la guerre

Yemen

Un enfant yéménite se trouve dans une maison bombardée dans la vieille ville de Sanaa, au Yémen, en février 2017. © UNHCR/Mohammed Hamoud

La crise au Yémen reste le pire désastre humanitaire au monde avec plus de 24 millions de personnes déplacées qui ont encore besoin d’une aide humanitaire ou de protection. Depuis 2015, le conflit au Yémen a coûté la vie à 17 000 civils et a déplacé 3,65 millions de personnes. L’escalade du conflit se poursuit et cause des dommages importants aux infrastructures publiques et civiles. Le HCR fournit des abris et de l’aide juridique et financière aux personnes dans le besoin. Malgré la grave crise de protection, ces visages du Yémen personnifient la résilience et l’espoir alors qu’ils reconstruisent leur vie dans la foulée de la tragédie.


Lina, réfugié et entrepreneur

Yemen

© UNHCR/Saleh Bahulais

Lina est une réfugiée éthiopienne qui vit avec son mari et ses enfants à Sana’a, au Yémen depuis 15 ans. Le HCR a appuyé Lina avec un micro prêt qui lui a permis d’acheter de l’équipement et des meubles pour son restaurant. Elle cuisine des plats éthiopiens et sert du café yéménite à ses clients réguliers. Lina espère agrandir son restaurant pour accueillir plus de clients.


Adham, né en conflit

Yemen

©UNHCR/Shadi Abusneida

Adham (6 ans) est né au Yémen. Il est assis dans une maison détruite à Aden. Adham a toute la vie devant lui, mais son avenir est incertain alors que les civils continuent de subir les conséquences du conflit en cours.


Le Parlement des enfants

Yemen

© UNHCR/Shadi Abusneida

Le Parlement des enfants à Sana’a, au Yémen. Le HCR appuie la participation des enfants réfugiés au Parlement de la jeunesse yéménite depuis 2012. Il comprend maintenant 71 membres, dont 10 enfants réfugiés et déplacés soutenus par le HCR. En juillet 2019, les représentants ont assisté à l’événement semestriel du Parlement où ils ont parlé des réfugiés et des droits des personnes déplacées au Yémen. Pendant l’année, les représentants ont également organisé d’autres activités dans leur école, notamment des initiatives de défense des droits des enfants et de protection de l’enfance, avec le soutien du HCR.


Obadi, reconstruire ce que la guerre a ruiné

©UNHCR/Saleh Bahulais

Obadi (67 ans) se tient au milieu des ruines de son quartier. Lorsqu’on lui parle de son déplacement, il affirme que quitter sa maison en raison de la violence a été la décision la plus difficile de sa vie. Selon Obadi : « La guerre vous force à abandonner plusieurs choses et à les laisser derrière. Mais lorsque les conditions se sont améliorées, j’ai décidé de revenir dans ma maison et de reprendre ma vie ». Au sujet de ses besoins et de ses espoirs, il dit : « Les autorités doivent prendre des mesures concrètes pour la reconstruction et le développement. C’est le moment le plus approprié pour reconstruire ce que la guerre a détruit ».


Ala’a, espère pour demain

© UNHCR/Shadi Abusneida

Ala’a (23 ans) visite les ruines de sa maison à Aden. Il indique que son quartier était un point névralgique des batailles en 2015. ll a quitté sa maison pour Alshaikh Sa’ad, puis il est revenu après que les choses se soient calmées. Il affirme : « Pour avoir de meilleures conditions de vie, nous avons besoin de sources de revenu et d’emplois. J’espère que notre ville redeviendra prospère ».

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