Un déplacé regarde vers le bas sur une route rurale

Un déplacé interne se tient près d’une route de campagne au Salvador. Il a été victime du harcèlement d’un gang de rue, ce qui l’a poussé à fuir son domicile au Salvador. Photo d’archives, janvier 2019. © HCR / Diana Diaz

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Liz Throssell – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 10 janvier 2020 au Palais des Nations à Genève.

Par le HCR à Genève, Suisse

Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, se félicite de l’adoption par le Salvador d’une législation visant à protéger, aider et offrir des solutions durables aux personnes déplacées internes dans cet Etat d’Amérique centrale en raison de la violence, du crime organisé et des gangs criminels, ainsi qu’à celles qui risquent de devenir des déplacés internes.

Cette loi, adoptée par une vaste majorité à l’Assemblée nationale du Salvador en date du 9 janvier 2020, permet à des dizaines de milliers de victimes de déplacement forcé dans le pays d’accéder à une aide humanitaire vitale et de pouvoir exercer à nouveau leurs droits fondamentaux, notamment un accès effectif à la justice. Par ailleurs, cette loi prévoit la mise en place, pour la première fois, d’un système national complet qui rassemble un large éventail d’institutions publiques pour collaborer à la prévention et à la réponse aux déplacements forcés.

Une fois signée par le Président Nayib Bukele, la loi peut avoir un impact positif durable sur la vie des 71 500 Salvadoriens qui, selon les estimations, sont devenus des déplacés internes entre 2006 et 2016, ainsi que sur celle de dizaines de milliers d’autres qui risquent d’être également contraints de fuir leur domicile.

Le texte de la législation sur le déplacement interne, rédigé avec l’appui technique du HCR, est conforme aux Principes directeurs des Nations Unies relatifs au déplacement de personnes au sein de leur propre pays et à d’autres normes internationales sur les droits des déplacés internes, notamment pour demander et bénéficier d’une assistance humanitaire, de la protection de l’unité familiale, d’un niveau de vie décent et de solutions durables. Il établit également des mécanismes permettant aux personnes affectées par le déplacement interne de protéger et de récupérer les biens qu’elles ont été contraintes d’abandonner avant de devoir fuir.

La loi reflète la volonté croissante, en Amérique centrale et au-delà, de reconnaître le phénomène du déplacement interne et d’y répondre. Au Honduras, où l’on estime que 247 000 personnes sont devenues des déplacés internes suite à la violence dans leur propre pays, le Congrès national envisage d’adopter une loi similaire à celle adoptée au Salvador. Le Mexique reconnaît également les graves conséquences du déplacement interne et a exprimé son engagement à adopter une loi sur cette question au niveau fédéral.

Le HCR réitère sa volonté de continuer à offrir une assistance technique et opérationnelle aux gouvernements d’Amérique centrale et du Mexique pour les aider à atténuer les causes et les conséquences du déplacement forcé, conformément à leurs engagements dans le cadre d’une alliance régionale visant à assurer la protection et à fournir des solutions globales, qui est intitulée Cadre régional global de protection et de solutions, aussi connue sous son acronyme espagnol, MIRPS.

En octobre, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a créé un Groupe de haut niveau sur le déplacement interne, afin d’attirer l’attention du monde entier sur ce problème qui affecte plus de 40 millions de personnes à travers le monde en raison des conflits et de la violence, et afin d’y apporter des solutions.

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez svp contacter :

Publie par le HCR, le 10 janvier 2020 

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