Des personnes déplacées internes - hommes, femmes et enfants – rassemblées dans la ville de Dori, au Burkina Faso.

Des personnes déplacées internes – hommes, femmes et enfants – rassemblées dans la ville de Dori, au Burkina Faso, à l’occasion de la visite du chef du HCR Filippo Grandi sur place, en février 2020. © HCR/Sylvain Cherkaoui

Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, condamne fermement l’attaque durant laquelle 25 personnes déplacées internes au Burkina Faso ont été tuées dans la nuit du 4 octobre.

Selon les survivants de l’attaque, 25 personnes – toutes des hommes – ont été tuées et une autre grièvement blessée après qu’un convoi transportant 46 personnes ait été pris en embuscade par un groupe armé près de la ville de Pissila, dans la province de Sanmatenga, Région du Centre-Nord.

Durant cette attaque, les hommes ont été séparés du groupe et exécutés, l’un d’entre eux ayant été laissé pour mort. Les femmes et les enfants ont ensuite été libérés, alors que le groupe armé quittait les lieux.

« Nous sommes bouleversés par la nouvelle de cet acte brutal et cruel », a déclaré Ioli Kimyaci, la représentante du HCR au Burkina Faso. « Des civils innocents cherchent à se mettre à l’abri mais, au lieu de cela, ils paient de leur vie, et ce à une fréquence alarmante », a-t-elle ajouté.

Les membres rescapés des familles ont réussi à rejoindre Pissila, une ville située à neuf kilomètres du lieu de l’attaque. L’ICAHD, une organisation partenaire du HCR, leur a assuré une aide psychologique.

Les déplacés internes ont été attaqués alors qu’ils rentraient chez eux depuis Pissila, espérant une amélioration de la situation sécuritaire sur place. Des centaines de personnes ont été tuées au Burkina Faso cette année, dans des dizaines d’attaques contre des civils.

Le Burkina Faso est aujourd’hui le pays confronté aux crises de déplacement et de protection à la plus forte croissance, avec plus d’un million de personnes – soit plus d’un habitant sur vingt – qui sont déplacées par les flambées de violence dans ce pays. Beaucoup ont fui à plusieurs reprises dans le nord et l’est du pays.

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez svp contacter :

Publié par le HCR, le 7 octobre 2020.

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